la lettre t

lettre n modèle

               Le "t".   La volonté ?

Tout d'abord une anecdote :

Cette absence de barre m'a préoccupé. A l'occasion d'émissions de radio, les techniciens et journalises présents me montraient parfois des échantillons de leur écriture. Dans l'écriture d'une journaliste face à cette absence de barre, systématique, au sein d'une écriture bien encrée, posée et déliée, je suis resté très perplexe. 

Après vérification, j'ai constaté que cette absence totale de barre dans ce type de milieu graphique avait une signification tout autre qu'une "absence de volonté". De fait, la personne est dotée d'une belle intuition qui lui permet de découvrir le bon interlocuteur, celui ou celle qu'il faut interroger afin de bénéficier de l'information utile, voire précieuse.

En effet, lever et positionner la pointe sur la hampe, sont des gestes qui demandent attention et précision, mais aussi de l'énergie (lever la main) ce que tout le monde ne fait pas, ceci pour diverses raisons dont la plus courante tient à la facilité...
Ce vouloir revet plusieurs formes. Celui qui provient du tonus naturel de la personne, ses ressources vitales, et aussi celui qui provient de la force de l'habitude, des acquisitions éducatives, des conventions (vous savez, le fameux, il faut que...) comme celui qui fait que la personne exprime sa volonté de clarté, d'autoritarisme, etc.

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Le trait initial : il existe parfois. Plus sa présence est insistante plus le scripteur est lié à des habitudes et à des lois qui lui retirent des facultés d'autonomie. Elle se trouve plus à l'aise d'agir dans un cadre, dans sa vie professionnelle mais aussi dans sa vie personnelle. La qualité de son action n'est pas en cause, simplement, pour être efficiente elle a besoin de se sentir secondée, ou plutôt appuyée, par une structure légale ou sociale.

La hampe agrandie :

En fait, la personne ne parvient pas aisément à faire la mesure entre ce qui mérite son attention et tous ses efforts de ce qui est accessoire. Elle tend indistinctement à y déployer dans tous les cas autant d'efforts.
L'écriture est ferme, assez rapide à rapide.



Par contre avec une écriture dont les hampes et les jambages sont agrandis :

Avec une écriture qui apparaît, disons, sans tonus, relativement lente, quelque peu bâclée, fatiguée, amollie, nous risquons de nous trouver face à une personne "malchanceuse" qui parvient avec constance à se mettre en difficulté et en défaut. Comme si l'échec était normal pour elle.


Et tout le contraire :

Souvent lié aux autres hampes. La personne se borne à s'intéresser à ce qui est dans son champ de vision (pour utiliser une image). Au-delà, il s'agit pour elle d'un univers peu saisissable, abstrait, d'un intérêt très relatif.



La boucle

Ici, intervient une notion de durée. La personne ne se met pas en avant et ne recherche pas la création, l'action rapide. Pour faire, agir, elle ne compte pas sur un déploiement énergétique brutal, ou rapide, mais plutôt sur le temps, la persévérance.
Pour déplacer trois mètres cubes de sable, avec pelle et brouette, il n'est pas nécessaire de le faire en trois heures, mais peut-être six ou dix. Histoire, ou affaire de circonstances. Mais cela sera fait.
Personnalité intéressante pour les activités de longue haleine où le temps fait partie des composantes. Forte notion de ténacité de persévérance et belles qualités d'exécution.

Ici, le gonflement du premier "t" est exagéré. Celui du second, plus normé.


L'amertume

Souvent le scripteur présente un sourire asymétrique. La personne a vécu des évènements traumatisants dont elle souffre. Ceci est perçu, par elle,  consciemment ou non d'une manière précise mais sans que vraiment elle parvienne souvent à en mesurer l'impact sur elle-même.
Le traumatisme a bien été réel et résonne encore sévèrement.
Ce t, pourtant peut être un puissant ressort. Une recherche de compensation peut propulser le scripteur, à travers une forte dépense d'énergie, vers une forme de réussite, souvent matérielle.
Le tracé initial insistant et lourd montre que l'origine de ses évènements trouve sa source dans l'enfance.

Souvent l'ouverture du "t" est plus étroite, plus anguleuse.



La prudence

Ce tracé effectué sans levée de main signifie que la personne agit avec prudence et décision. La barre est tracée assez haut (2/3 de la hauteur de la hampe). Sans chercher à déployer une farouche énergie, la personne fait. 



Le modèle

Une nuance d'autorité apparaît. Une aptitude au commandement. Pas de l'autoritarisme (nous le verrons bientôt) mais esprit de décision transmis à son entourage. La personne domine les problèmes, met en place les solutions, gère et agit mais aussi et surtout entreprend combat, est audacieuse, novatrice. C'est le chef, le vrai.



La vélléité


Que de choses aimerait-on faire. Combien parvenons-nous à réaliser ? Le ratio apparaît parfois à travers ce t, la barre court devant la hampe. Quand ce type de tracé apparaît quelques fois, cela n'est pas important, mais la répétition (plus de 20 % dans un texte) fait se poser quelques questions. Si de surcroît la barre s'incline vers le bas, la personne se décourage avant de débuter.



La vélléité plus

46-387

Quand la barre fuse telle une pointe en diagonale, nous nous trouvons face à une personne qui non seulement est velléitaire, et va faire. Elle dispose de talents qu'elle va utiliser. Elle se plaint aussi des autres qui lui nuisent ou veulent lui nuire. Ce geste est systématique, souvent l'écriture est monotone, de forme très scolaire avec un tracé peu aéré.
L'effilement de la barre montre le bavardage, le plus souvent peu bienveillant.



La barre surplombante

Elle représente une autorité écrasante. Avec cette dimension étalée et cette pression elle représente aussi des troubles de caractère. Ce tracé se présente souvent dans des écritures féminines issues de milieux où la femme est considérée d'un rang social inférieur, dominée et dépréciée. Il est le signe de réactions vitales de sauvegarde incluant la l'agressivité et l'arbitraire. 



La barre surplombante,  plus

Avec une discontinuité, entre la hampe et la barre horizontale, il s'agit alors d'absolutisme. La personne cherche à imposer sa vision d'un monde irréel et de ses fantasmes à son entourage.
La personne est agressive et la vie de couple n'est pas envisageable.
Les raisons de cette attitude sont exprimées dans le cadre plus haut.



La barre étirée sur la hampe

Ici, il s'agit d'orgueil. La personne se donne de l'importance à travers ce qu'elle fait qui lui sert de faire valoir. Souvent aussi, elle complexifie verbalement son travail.

Le trait est très horizontal (plus qu'ici) et peut parcourir deux ou trois mots.



La violence, la brutalité

Ici, il s'agit d'emportement brutal accompagné de violence. Le trait s'alourdit sur la hampe par l'accentuation de la pression massuée.
Forme, heureusement rare. Le tracé des autres lettres est aussi fréquemment surchargé et anguleux.






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